Le Château

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Au débouché de deux vallons, il défie le mistral, debout sur son imprenable éperon rocheux qui domine le village, comme pour en surélever l'escarpement.
Du fier château-fort érigé au XII°, il ne reste que des vestiges. Mais le lieu dégage une atmosphère magique, et  offre un panorama à couper le souffle
sur le Mont Ventoux, les pointes effilées des Dentelles de Montmirail et la plaine de Carpentras.

C’est sans doute en voyant ce promontoire,  naturellement dressé  comme une place-forte quasi-inexpugnable, que les Comtes de Toulouse eurent l’idée d’y construire au XII° une forteresse.

Une forteresse stratégique…

Cet  « ouvrage fortifié », qui existe dès 1160 sous le nom de « castrum de Balcio », était érigé sur un emplacement stratégique, en avant-poste des Monts de Vaucluse qui marquaient la frontière entre le Comté de Forcalquier et le Marquisat de Provence. Le château servait de caserne à une garnison de soldats,  souvent des mercenaires italiens, qui y vivaient chichement en surveillant les alentours.

Cédé  ensuite par le comte de Toulouse aux évêques de Carpentras, il gardera cette vocation militaire jusqu’au début du XVII°. Il possède alors quatre tours crénelées, des habitations, une salle de garde et une prison. Ce qui lui permet de résister notamment aux attaques des troupes réformées, qui dévastent en 1573 la chapelle Saint-Etienne, située hors les murs.

Très dégradé malgré tout à la fin des guerres de religion, le château fut l’objet de diverses restaurations. Il fut certainement agrandi ou restauré par Geoffroy III de Vaisols,  évêque de Carpentras, puis par ses successeurs dans le courant du XVI°. Un inventaire de 1599 signale qu’il compte  une quinzaine de pièces.

… détruite par la foudre en 1783

Jugeant son entretien trop onéreux, d’autant que les garnisons pontificales n’y séjournaient plus depuis  60 ans et que son emplacement n’avait plus d’intérêt  stratégique, le cardinal Marcel de Duras cède en 1690 le château à François de Gualtéri, noble de l’administration pontificale avignonnaise ; celui-ci ajoute le nom du village à son patronyme et fait de la bâtisse sa résidence. Le château perd alors son statut de site défensif.

En 1783, la foudre s’abat sur le château. Attisé par un vent  violent, un incendie se déclare  et ravage totalement le château. Tout brûle. Ne subsistent que des ruines, encore visibles de nos jours : quelques remparts et  pans de murs, des traces du pont-levis et du fossé ainsi qu'un escalier, suspendu sur arc et taillé dans la roche, pour rejoindre le village.

Aujourd’hui, un lieu de rencontres et de festivités

Laissé à l’abandon, le château passa entre les mains de plusieurs propriétaires privés jusqu’à son acquisition par la Commune du Beaucet en 1994. L’idée de Roger Bouvier, alors maire, était que le château revive comme un lieu appartenant aux Beaucétains.

D’où la double impulsion  donnée à la restauration : d’une part protéger le site de la dégradation, tout en lui laissant son aspect romantique de ruines ; d’autre part, rénover et agrandir le bâti existant en utilisant les techniques d’énergie durable (verrière photovoltaïque couvrant les besoins électriques, toiture végétalisée, chauffage par pompe à chaleur etc.)

Depuis 2014, le château a ainsi retrouvé toute sa place dans la vie des Beaucétains.  Outre l’esplanade, ils y disposent  de 120 m2 de salles pour les réunions d’associations, conférences,  expositions, concerts etc.

Accès et visite

L'esplanade du château est ouverte tous les jours avec une ouverture automatique à 8 h et une fermeture automatique à 18 h (horaire d'hiver) ou 19h (horaire d'été). Entrée libre.

On y accède soit à pied, en garant la voiture au parking Jean Robert (2 km). Soit en prenant, à droite en haut du village, le Chemin de l’Alouette et suivre le fléchage. Parking : à droite du chemin, 150 m avant le château.

     

Clin d’œil insolite

  • « La Harpe », sur l’esplanade, est une œuvre du sculpteur René Küng, qui en a fait don à la commune en 2015.
  • Les armoiries. En bas de la calade qui mène à la Porte de l’Evêque, vous pouvez voir en calades l’écusson des armoiries du village, réalisé par les Caladaïres du Beaucet.
  • Clic-clac Photo. Avant de quitter le château, jetez un coup d’œil sur la muraille à gauche du portail : une trouée carrée bordée de pierres dessine comme une fenêtre, comme un cadre de tableau où le Mont Ventoux se donne des airs de Fuji-Yama.
  • Le château peut être loué à la journée pour des évènements privés (séminaires d’entreprise, fêtes de famille, conférences etc.). Se renseigner à la mairie.
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